Trois jazzmen s’adressent aux enfants et à tous ceux qui ont envie d’aimer le jazz. Ils ont pris le parti d’improviser à partir du seul répertoire de « standards » que les enfants connaissent tous : les comptines. Ils explorent ces trésors et en font leur terrain de jeu, tout en veillant à respecter les mélodies et à stimuler les oreilles, petites et grandes.

Manu Hermia et ses deux compagnons de route musicale, trois musiciens confirmés et reconnus, nous plongent au cœur des comptines et nous aident à en saisir deux dimensions bien distinctes : mélodie et harmonie par le jeu d’expérimentations sonores délicates et savoureuses. On découvre une musique aux possibilités foisonnantes qui sert un territoire cher à l’enfance : celui des personnages qui peuplent les nuits et les forêts.

Une douce folie, au sein d’une poétique musicale qui libère l’esprit et cultive l’âme des plus petits. Un jazz généreux et plein de bonnes énergies pour faire comprendre, et surtout goûter, aux enfants - mais aussi aux plus grands - comment le jazz transforme, par l’improvisation, une simple mélodie en petit bijou musical.

avec

Manuel Hermia : saxophone et flûtes
Sam Gerstmans : contrebasse
Pascal Mohy : piano

"Réjouissant et ludidactique" ( les dernières nouvelles du jazz )

" la mère Michel » semble tout droit sortie d’un album de Bill Evans, « une Souris Verte » prend des accents d’Ornette Coleman et « A la Claire Fontaine » aurait pu se trouver dans « My favorite things « de Coltrane. Et sur scène, c’est encore plus didactique pour les enfants." ( Jazznews )

"talentueux, intelligent et pas prétentieux" ( bibliothèques de la Mairie de Paris )

Articles de presse :

les dernières Nouvelles du Jazz

Excellent saxophoniste et flûtiste, coltranien dans l’âme, qui délivre un jazz « free », engagé dans son époque comme le prouve son dernier opus avec le même trio Austerity and…What About Rage ? ( label Igloo), Manu Hermia n’est pas un inconnu pour moi. Je l’avais retrouvé au Belgian Jazz Meeting en 2011, en trio avec Manolo Cabras (cb) et Joao Lobo (dms) mais la première rencontre remonte au Flemish Jazz Meeting, toujours in Bruges en 2007, et à Avignon avec la formidable opération Le jazz perd le nord, montée conjointement par l’AJMI avec le Théâtre des Doms enclave belge au sein de la cité papale, dans un programme raga, libertaire et métissé, Rajazz en 2007.

Le projet au cœur de ce tout nouvel album, n’est pas moins libre : trois jazzmen s’adressent aux enfants et à tous ceux qui ont envie d’aimer le jazz. Des improvisations à partir de standards que connaissent petits et grands, les comptines. Que vous ayez ou non l’âge des kids, le résultat est étonnant et franchement convaincant, des premières notes de « Frère Jacques » jusqu’au final « Bonsoir tout va bien » tendrement mélancolique d’Yves Barbieux. Moi qui ai dépassé la limite depuis longtemps et que ce genre de rengaine ennuie en général, j’ai dû remballer mes préjugés : ces rengaines éculées ont une vie propre et sonnent jazz, si on sait en jouer. Après tout, Coltrane a repris jusqu’au vertige « My favorite things ». En jazz ce n’est pas tant ce que l’on joue mais comment on l’interprète qui fait la différence Ecoutez une petite suite de 3 pièces sur… « Une Souris Verte » dont les qualificatifs pourraient décrire cette musique «Speed», "triste", "libre".

Les arrangements de Manu Hermia nous aident à saisir mélodie et harmonie par tout un dispositif ingénieusement expliqué et dessiné dans la pochette : on reconnaît très vite la mélodie et on peut même la chanter mais les couleurs et les rythmes diffèrent, ce qui donne du goût et d’une saveur nouvelle à ces antiennes même pas viriles, comme aurait soufflé Brassens. Je songe au Sétois car figure en fin d’album une version revigorante d’ « A La Claire Fontaine ».

Lignes de saxophones légères, dessinées avec fluidité, flûte qui chante et danse (« Meunier, Tu dors » ou sur « Une Souris Verte et Triste »), piano élégant, romantiquement evansien, contrebasse soutien efficace et discret du trio, voilà les points forts, ce qui fait tout le charme de ce Jazz for Kids.

Ajoutons que le groupe vient d’animer pour le plus grand bonheur de tous, sur quelques jours les après midis des Têtes de Jazz de l’AJMI, pendant le off du festival d’Avignon. Chaque chanson était prétexte à raconter le jazz au travers d’une histoire ou d’une devinette, à décortiquer ce qu’est l’improvisation. En s’amusant et de façon interactive. Ce qui est essentiel avec les enfants. Réjouissant et ludidactique donc.

Sophie Chambon

http://www.lesdnj.com/2016/07/jazz-for-kids.html

Le Soir, Belgique,25 aout 2015, par Philippe Bodeux

Pas sûr qu’il n’y ait que les enfants qui accrochent au « Jazz for kids » de Manuel Hermia. « Je rencontre des parents qui me disent, après le concert, qu’ils ont enfin compris l’improvisation en jazz ! ». Au départ de comptines ou d’airs connus, Manuel Hermia (saxophones), Sam Gerstmans (contrebasse) et Raf D Backer (piano) développent de courtes improvisations ou proposent des devinettes musicales de manière à décortiquer, de manière didactique, les éléments fondamentaux de la musique. La basse qui marche, le saxophone qui trace la mélodie comme le contour d’un dessin et le piano qui apporte des couleurs. « Jouer et improviser, c’est raconter une histoire », explique Manuel Hermia qui propose aux enfants trois interprétations de la souris verte. Si la matière est basique, les improvisations restent franches, sans compromis. Free jazz, Be Bop ou arrangements à la Bill Evans : le trio ouvre des portes de manière lisible et interactive. « Le jazz est une musique considérée comme difficile. Elle peut être aussi très amusante et accessible au plus grand nombre s’il l’on y met un peu de pédagogie », déclare Manuel Hermia.

Vers l'Avenir, Jean-Pierre Goffin ( 23 juillet 2016 )

Projet créé pour les tournées des Jeunesses Mu s i c a l e s dans les écoles, ce « Jazz For Kids » sort en galette pour le bonheur de la découverte des tout petits. Le principe : sélectionner une dizaine de comptines enfantines bien connues de tous et en retravailler le rythme et les harmonies pour en faire du bon jazz, accessible surtout parce que les mélodies restent intactes. Le sax ou la flûte de Manu Hermia, le piano délicat de Pascal Mohy et la contrebasse de Sam Gerstmans illuminent cette belle galette pour petits rois. ■ J-P.G.

Jazznews ( décembre 2016 )

C’est facile de faire du jazz avec « Summertime » ou « Autumn leaves ». Mais faire péter la note bleue sur « Frère Jacques » ou « Meunier Tu dors », c’est une autre paire de manches. C’est l’exploit que réussit le trio du saxophoniste belge Manuel Hermia sur « Jazz for Kids » ( Kids Avatars/l’Autre Distribution ). Escorté par le piano de Pascal Mohy et la contrebasse de Sam Gerstmans, il fait entendre les comptines enfantines d’une tout autre oreille. Résultat : la mère Michel » semble tout droit sortie d’un album de Bill Evans, « une Souris Verte » prend des accents d’Ornette Coleman et « A la Claire Fontaine » aurait pu se trouver dans « My favorite things « de Coltrane. Et sur scène, c’est encore plus didactique pour les enfants.

Catalogue des meilleurs livres et Cd’s pour enfant 2017 de la Mairie de Paris :

Un bon trio de jazzmen belge au piano, à la contrebasse et aux saxophone(s) ou flûte revisite 17 comptines très connues en jazz instrumental. C'est une excellente méthode pour comprendre l'improvisation en jazz. Sur la pochette, un petit schéma explique de façon très claire les 3 éléments de la musique : la mélodie, l'harmonie et le rythme, en faisant une analogie très parlante entre dessin et musique. 3 versions différentes de la souris verte rendent le propos parfaitement explicite. À la fois ludique et éducatif, c'est talentueux, intelligent et pas prétentieux. A suivre, ce nouveau label Kids avatars nous promet d'autres titres.

  • Cédric Raymond
    Piano
  • Manuel Hermia
    Alto sax
  • Sam Gertsmans
    Double bass
 Jazz for kids l'impro dans le viseur teaser
Jazz for kids l'impro dans le viseur teaser
Jazz for kids presentation
Jazz for kids presentation
Jazz for kids: l'impro dans le viseur
Jazz for kids: l'impro dans le viseur